Petit brin de culture (que vous devez déjà savoir) : Madame La Bible (ne) (re)connaît uniquement les relations homme-femme. Hérétique que je suis, j'affirme qu'elle a tort. Pourquoi? C'est ce que nous verrons dans un premier temps... [Non c'était une blague, trop de philo tue la philo]
Le fait est que, de nos jours, les préjugés sur la sexualité de chacun vont bon train. Depuis la naissance du monde (sautons le passage préhistorique pour arriver à l'antiquité) plusieurs sexualités existent. Les hommes étaient les principaux concernés par la bisexualité. Les précepteurs 'initiaient' leur élève par les pratiques sexuelles (il faut avouer que ça relevait également de la pédophilie, mais ma foi, ça n'avait pas l'air de gêner à l'époque). Au fil du temps, tout s'est assombri. On a commencé par bannir ou brûlé les soit-disant "anormaux". Le régime nazi a, entre autre, déporté les homosexuels dans les camps de la mort. Et pourtant, il faut savoir que les animaux eux-mêmes sont amenés parfois à avoir des relations homosexuelles [Notamment les cerfs pour les intéressés]. Alors, qui y'a-t-il de si anormal?
[Dans ma deuxième partie, je ne prendrais pas en compte les homosexuels qui se revendiquent comme tels en arborant du rose fluo ou en défilant en string dans les grandes rues. Parce qu'au fond, l'homosexualité ce n'est pas le drapeau gay 'arc-en-ciel', c'est tout autre chose.]
Eric-Emmanuel Schmitt, philosophe de formation & écrivain, propose une thèse, qui selon moi est valable plus que tout autre:
Tout être humain est capable d'aimer. Tout être humain peut être aimé. Alors, les relations dites 'homosexuelles' sont-elles normales? Oui ! Ce n'est pas parce que La Bible décrète que la normalité est dans les relations homme-femme que c'est réellement le cas. Et ce n'est pas parce qu'Adam et Eve sont soit-disant à l'origine du monde que c'est vrai. [Si certains veulent répondre à : « Qu'est-ce que la normalité ? » libre à eux] Comme je le disais au-dessus, les animaux eux-mêmes sont parfois (sexuellement parlant) homosexuel.
Mais, la sexualité ce n'est pas qu'une notion physique, mais aussi spirituelle. Prenons un exemple concret : Un homme se disant 'hétérosexuel', pourvu d'un sexe et de 'deux paquets', rencontre un de ses congénères. Ils sont amenés à se voir souvent, et entretiennent une relation amicale, qui, au fil du temps se concrétise par une fusion parfaite uniquement spirituelle (autrement dit, non physique). On peut donc dire qu'ils éprouvent de l'amour l'un pour l'autre, ils sont donc considérés comme homosexuels ? Non. A contrario, si leur attirance n'était que physique : avoir envie l'un de l'autre les 'condamnerait' à être nommés homosexuels ?
« On ne naît pas homosexuel, on le devient. » Oui et non. Nous sommes tous versatiles. On naît avec une conscience et une liberté (qui ne sera jamais totale) dans nos choix. Le fait d'éprouver quelque attirance pour une personne, du même sexe ou du sexe opposé, ne fait pas de nous ce que nous sommes, et ne caractérise même pas notre sexualité.
Et si j'osais dire que chacun d'entre nous est bisexuel? (Toujours dans le développement de la thèse du Monsieur)
L'attirance physique, résultant avant tout des pouvoirs invisibles de la chimie et de l'attraction de deux corps, ne rentre donc pas en compte dans la caractérisation 'hétérosexuel' 'homosexuel'. Puisqu'elle peut être ressentie pour un homme, comme pour une femme, non pas par la conscience (qui chez certain est très limitée) mais par les phéromones (= sécrétion glandulaire analogue aux hormones mais qui est rejetée hors de l'organisme par un individu, et constitue un message qui influence le comportement d'autres individus d'une même espèce ou provoque une modification physiologique). Ce serait donc, dans certains cas, une force indivisible qui pousserait un homme avec un homme et une femme avec une femme. Encore une fois, la bisexualité n'est pas uniquement sexuelle. Elle peut être psychique.
Monsieur Schmitt a écrit La nuit de Valognes, pièce reprenant le mythe de Don Juan, le séducteur inassouvi. Tout le monde doit connaître, mais le rappel ne fait jamais de mal dirons-nous : C'est un homme qui séduit moult et moult femmes. Dans la pièce, il évolue, et trouve l'amour chez un homme alors que sa notion de l'amour était uniquement sexuelle et chez les dames. D'où la thèse : Un individu peut trouver l'amour (spirituellement ou sexuellement, ou les deux) chez un autre individu, tout sexe confondu.
En conclusion, je dirais que chaque opinion est importante, qu'elle contredise ou pas celle évoquée ci-dessus. L'important étant de stopper la polémique et le taboo pour enfin 'en parler'. Les hommes seront les plus friands de la contradiction sur ce sujet là, mais ma foi, ils ne pensent qu'à protéger leur derrière (sans jeu de mot ^^), et c'est compréhensible.
Si vous avez des choses à dire, allez-y , à vous la parole =)